Se sentir déprimé après l’accouchement : Le baby blues

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Au cours de la première semaine suivant l’accouchement, de nombreuses femmes ressentent ce que l’on appelle souvent le « baby blues ». Les femmes peuvent avoir le moral bas et se sentir moyennement déprimées à un moment où elles devraient se sentir heureuses après avoir eu un bébé. Le « baby blues » est probablement dû aux changements hormonaux et chimiques soudains qui se produisent dans votre corps après l’accouchement.

Les symptômes peuvent être les suivants

  • un sentiment d’émotion et des larmes sans raison apparente
  • irritabilité ou susceptibilité
  • une mauvaise humeur
  • anxiété et agitation

Tous ces symptômes sont normaux et ne durent généralement que quelques jours.

S’agit-il d’une dépression postnatale ?

La dépression après la naissance d’un bébé peut être extrêmement pénible. On pense que la dépression postnatale touche environ 1 femme sur 10.

De nombreuses femmes souffrent en silence. Leurs amis, leurs parents et les professionnels de la santé ne savent pas comment elles se sentent.

La dépression postnatale survient généralement 2 à 8 semaines après l’accouchement, mais elle peut parfois survenir jusqu’à un an après la naissance du bébé.

Des symptômes tels que la fatigue, l’irritabilité ou un manque d’appétit sont normaux si vous venez d’avoir un bébé. Mais ils sont généralement légers et ne vous empêchent pas de mener une vie normale.

Lorsque vous souffrez de dépression postnatale, vous pouvez vous sentir de plus en plus déprimée et découragée. Prendre soin de vous ou de votre bébé peut devenir trop difficile. Les signes émotionnels de la dépression postnatale peuvent être les suivants

  • une perte d’intérêt pour le bébé
  • un sentiment de désespoir
  • incapacité à s’arrêter de pleurer
  • le sentiment de ne pas pouvoir faire face à la situation
  • incapacité à apprécier quoi que ce soit
  • perte de mémoire ou incapacité à se concentrer
  • anxiété excessive concernant le bébé

D’autres signes de dépression postnatale peuvent également être observés :

  • des attaques de panique
  • l’insomnie
  • une fatigue extrême
  • douleurs et courbatures
  • sensation de malaise général
  • anxiété
  • perte d’appétit

Obtenir de l’aide pour la dépression postnatale

Si vous pensez souffrir de dépression postnatale, ne luttez pas seule. Ce n’est pas un signe que vous êtes une mauvaise mère ou que vous êtes incapable de faire face à la situation. La dépression postnatale est une maladie et vous devez obtenir de l’aide, tout comme vous le feriez si vous aviez la grippe ou une jambe cassée.

Parlez-en à une personne de confiance, comme votre partenaire ou un ami. Vous pouvez aussi demander à votre infirmière de vous rendre visite. De nombreux visiteurs de santé ont été formés pour reconnaître la dépression postnatale et ont des techniques qui peuvent vous aider. S’ils ne peuvent pas vous aider, ils connaissent quelqu’un dans votre région qui le peut.

Il est également important de consulter votre médecin généraliste. Si vous ne vous sentez pas capable de prendre un rendez-vous, demandez à quelqu’un de le faire pour vous.

Traitement de la dépression postnatale

Les cas plus légers de dépression postnatale peuvent être traités par des conseils. Ces conseils peuvent être dispensés par le visiteur médical ou un thérapeute. Les cas plus graves nécessitent souvent des antidépresseurs et vous devrez peut-être consulter un spécialiste.

Il est important d’informer votre médecin traitant si vous allaitez. Si vous devez prendre des antidépresseurs, il vous prescrira un type de médicament adapté à la période d’allaitement

L’association de santé mentale Mind propose des ressources utiles aux personnes touchées par la dépression postnatale.

Votre centre local pour enfants peut vous mettre en contact avec le groupe postnatal le plus proche. Ces groupes permettent d’entrer en contact avec d’autres nouvelles mères et encouragent les mamans à se soutenir mutuellement. Ils proposent des activités sociales et une aide pour l’acquisition de compétences parentales.

Éviter l’alcool

L’alcool peut sembler vous aider à vous détendre et à vous relaxer. En réalité, il s’agit d’un dépresseur qui affecte votre humeur, votre jugement, votre maîtrise de soi et votre coordination. Ses effets sont encore plus marqués si vous êtes fatigué et épuisé. Faites attention au moment et à la quantité que vous buvez, et ne buvez pas d’alcool si vous prenez des antidépresseurs ou des tranquillisants.